FESTIVAL DU LIVRE NICE – les 1er, 2 et 3 juin 2018

« Pourquoi Ecrire »

 

« Pourquoi Ecrire ? » c’était le thème de cette 23ème édition du Festival du livre

 

 

A cette question, l’écrivain niçois, J.M.G. Le Clézio, prix Nobel de littérature, qui participait pour la 1ère fois à cette manifestation répondait entre autres :

 

« Pour l’amour des mots d’abord

...pour communiquer enfin, parce qu’il n’y a rien de mieux qu’un livre pour sortir de soi-même , pour explorer, pour découvrir l’autre, pour aimer la vie. »

 

Eh bien cet amour de la vie, les 200 et quelques écrivains présents à cette 23ème  édition, auront su nous le communiquer justement à travers la diversité des genres et des thèmes abordés. Pour n’en citer que quelques uns :

 

- Eric-Emmanuel Schmitt, président d’honneur du festival 2018 et qui a donné une représentation gratuite au TNN de « Madame Pylinska et le secret de Chopin », sa dernière pièce de théâtre, adapté de son livre éponyme,

 

- Didier van Cauwelaert, toujours fidèle à ce salon où il présente régulièrement un nouvel ouvrage, et venu parler cette année de son dernier livre  « J’ai perdu Albert »,

 

- Vladimir Fédorovski, nouveau rendez-vous sur le sujet de la Russie  avec « Au cœur du Kremlin, des tsars rouges à Poutine » thème de la conférence qu’il a donnée à l’Opéra de Nice,

 

- l’antibois, Guillaume Musso, engagé contre l’illettrisme avec le programme « Lectures pour tous » était là pour évoquer « La Jeune fille et la nuit »,

 

- Laurent Seksik, auteur des « Derniers Jours de Stefan Zweig » et qui a fait la première lecture de la « Dictée » aux candidats, âgés de 15 à 84 ans,

 

- Bernard Werber, dans un genre littéraire qu’il nomme « philosophie fiction » et parfois à travers différents regards, comme celui des animaux, des arbres  ou de potentiels extraterrestres, tente de comprendre la place de l’homme dans l’univers. Sur le sujet de son dernier livre « Depuis l’au-delà » c’est une conférence passionnante et très appréciée qu’il a donnée à la Bibliothèque Louis Nucéra, le samedi 2 juin, suivie de questions-réponses qui furent l’occasion d’un échange animé et conviviale entre l’auteur et les participants à cette « conversation ».

 

- Et parmi d’autres auteurs qui laissent aussi la parole aux animaux, on remarquait la présence de Allain Bougrain Dubourg, avec son livre « Lettres des animaux à ceux qui les prennent pour des bêtes » Toutefois, ici, contrairement au « chat » de l’auteur qui vient d’être cité (dans «Demain les chats » par exemple) qui est aimé et respecté par ses maîtres à tel point qu’il se sent même « servi » par ceux-ci, les animaux de M. Bougrain Dubourg,  quant à eux, parlent pour faire entendre leur détresse ! hélas oui, en face de nous autres, humains qui avons l’usage de la parole, ces êtres, selon qu’ils sont « nos compagnons » ou des biens de consommation ou utiles à nos intérêts d’un tout autre ordre, sont loin de bénéficier des mêmes privilèges et de la même attention et, justement parce qu’ils ne peuvent s’exprimer en face de nous et que parfois la majorité d’entre nous l’ignore, subissent un destin misérable que l’auteur met en lumière et le lecteur sera surpris de trouver cette souffrance même là où l’on ne s’y attend pas.  En vertu donc de la découverte de l’autre et de l’amour de la vie, dont il est question plus haut, puisse ce petit livre fasse bouger les choses et améliorer leur condition.

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Texte et photos : Pascale Digeaux

10/06/2018

pascale@laruedubac.fr